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Plan d’action gouvernemental

Algues vertes : la Région sera un «partenaire exigeant»

Le Conseil régional de Bretagne se déclare prêt à participer au plan d'action du gouvernement pour lutter contre les algues vertes, à condition d'une véritable co-présidence avec l’Etat et de plusieurs améliorations jugées essentielles. Une suite logique de son action pour la qualité de l’eau.

Crédit photo : Marc Schaeffner

 A son échelle, la Région Bretagne se mobilise depuis plusieurs années pour le bon état de son eau et de ses milieux. Pour pouvoir agir avec efficacité, elle a même sollicité  à plusieurs reprises, mais sans succès, l'expérimentation dans le domaine de l'eau (qui ne relève pas de ses compétences). Aujourd'hui, elle est donc prête à « saisir l'opportunité historique » de participer au plan de lutte contre les algues vertes (présenté à Rennes le 5 février dernier), a déclaré  son président Jean-Yves Le Drian, lors d'une conférence de presse : un  plan qui repose sur  des « orientations globlament positives». Il est axé sur la prévention, mais aussi le traitement, l'amélioration des connaissances...

Un vrai copilotage Etat-Région 

D'accord pour le co-financer, mais dans le cadre d'un vrai co-pilotage, la Région se pose en « partenaire exigent » : ce plan doit permettre « une réelle métamorphose des pratiques agricoles grâce à un accompagnement identifié de chaque exploitation ». Le président du Conseil régional pointe les insuffisances actuelles du plan. Parmi les points essentiels à approfondir : la régulation  foncière dans les zones sensibles, une  gouvernance plus claire des projets, des modes de financement innovants à trouver. « L'intérêt général de la Bretagne nous donne l'occasion de faire des deux baies de Saint-Brieuc et Lannion  de véritables laboratoires à ciel ouvert, deux sites pilotes ».  Une expérimentation à étendre aux  huit  baies touchées par les marées vertes en Bretagne. Sans oublier la dimension touristique, essentielle pour la Bretagne : le ramassage efficace des algues pour aborder la saison touristique 2010 dans une plus grande sérénité .

Des points à améliorer


Relever le défi ensemble, avec des contrats clairs

Les projets d'action locaux qui seront menés dans les baies touchées par les algues vertes doivent, demande la Région, être pilotés dans le cadre d'une gouvernance plus claire, sur la base de contrats avec des objectifs de résultats. Une approche à décliner sur chacun des trois niveaux concernés : régional, local, individuel.

Maîtriser l'approche foncière
Tous les outils mobilisables - comme l'établissement public « Foncier de Bretagne », la Sbafer ou le plan zone humide qui vient d'être annoncé par l'Etat - doivent être utilisés pour maîtriser l'aspect foncier dans les zones sensibles. La coordination de cette approche foncière est une nécessité, pour pouvoir restaurer des zones naturelles de protection, préserver des parcelles tampons et réorganiser les terres en vue d'adopter de nouvelles pratiques agricoles, éviter la spéculation.  

Explorer des  modes de financement nouveaux
Des modes de partenariat financier nouveaux doivent être envisagées - participation des acteurs économiques bretons, outils de fiscalité dédiés, expérimentation dans le cadre des fonds européens (gestion décentralisée de la politique agricole commune dans les zones concernées)... - pour dégager des leviers financiers à la hauteur des ambitions. Le budget prévu pour l'expérimentation (134 millions d'euros) ne peut concerner que les deux baies.

Vos réactions (1 réactions) #
JDGUILLEMETTE
LA BRETAGNE A TITRE D'EXEMPLE

l'enjeu est énorme puisque d'ici 2012 les premiers résultats doivent être perceptibles. Délai, évidemment trop court, pour supprimer, sinon limiter les blooms d'algues vertes sur nos côtes, mais délai suffisant pour améliorer leur collecte et leur transformation afin de les valoriser. Les différentes expérimentations faites au Lantic sous l'autorité de Thierry Burlot depuis plusieurs années permettent de penser que leur utilisation est possible et peuvent valoriser certains composts. Je suis un fervent défenseur de la collecte des ulves en mer et j'ai même expertiser une technique en collaboration avec Ifrémer à Hillion il y a une dizaine d'nnées. Mais l'objectif reste d'irradier leur production et là je crois en la modélisation des plans d'épandage, afin de permettre chaque année leur actualisation sous réserve d'introduire l'ensemble des variables impliquées soit les productions, la nature des sols bien sûr mais aussi des données caractérisant l'hydrographie, la pente, l'orientation des parcelles, les pratiques culturales, etc.... Je crois en Thierry Burlot pour mener à bien cette démarche et lui souhaite évidemment de réussir.

6 avril 2010 13:53
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