Une nouvelle politique commune de la pêche et de l’aquaculture en 2012

Réforme de la politique européenne de la pêche: les 5 Régions de l’Ouest parlent d’une seule voix à Bruxelles

Après avoir présenté à Lorient la contribution commune élaborée en réponse au Livre vert, les Régions Bretagne, Pays de la Loire, Aquitaine, Basse-Normandie et Poitou-Charentes exposent aujourd'hui à Bruxelles, devant les institutions européennes, leur position : elles demandent d'une seule voix à ce que les moyens et outils financiers soient maintenus, voire renforcés, après 2012 en faveur d'une politique commune qui privilégie une pêche régulée, économe, sélective et sûre.

Les cinq régions maritimes de l’Ouest français représentent à ce jour près de 80% des ventes nationales des produits de la pêche et comptent parmi les régions européennes les plus actives, tant au niveau des activités de pêche que de conchyliculture. Elles apparaissent donc naturellement comme des interlocuteurs de premier plan dans le cadre d’une réforme durable de la politique commune de la pêche et de l’aquaculture (PCPA).

Afin de faire entendre leur voix, les cinq régions se sont regroupées pour présenter, en réponse au Livre vert -la consultation lancée par Bruxelles pour préparer la nouvelle politique européenne de la pêche et de l’aquaculture de 2012- une position commune sur cette réforme.

A travers cette contribution, les cinq régions, qui veilleront au maintien d’une politique commune de la pêche et de l’aquaculture convenablement dotée en outils financiers, ont souhaité délivrer plusieurs messages :

- la politique commune de la pêche et de l’aquaculture doit permettre une meilleure structuration de la filière avec un renforcement des organisations de producteurs et la protection des marchés intérieurs ;

- la gouvernance doit être maintenue à plusieurs niveaux tout en renforçant le rôle des Conseils consultatifs régionaux (CCR) et l’implication des Régions ;  

- la PCPA doit donner lieu à une gestion écosystémique de la ressource, avec une répartition des quotas par pêcherie, à l’échelon le plus pertinent du bassin maritime. La ressource est un bien public qui doit rester sous contrôle public, sans privatisation des quotas ;

- la pêche et l’aquaculture ne peuvent être raisonnées que dans le cadre d’une politique maritime intégrée, car elles interagissent avec l’environnement économique, social et environnemental ;

- ces deux secteurs doivent pouvoir se moderniser par la formation des jeunes, le développement des bateaux du futur… en pleine cohérence avec une gestion durable de la ressource.

Ces propositions seront ensuite soumises à débat dans le cadre d’une conférence à Bruxelles, le mardi 29 septembre, en présence des institutions européennes et des partenaires européens des Régions (cf. programme joint). Cette consultation permettra de finaliser le document qui sera remis avant le 31 décembre prochain, date de clôture de la consultation du Livre vert.