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Le bilinguisme pour les petits

Le bilinguisme pour les petits

  • Je suis Isabelle, je vous présente ma petite famille : Gwenole, Marilou,Michel et mon futur bébé. Nous habitons Concarneau.
  • Bonjour, je m'appelle Marie-Françoise, je suis la maman de Yann. Yann il a ... Quel âge tu as ?
  • 3 ans
  • 3ans et nous habitons à Landéda
  • Bonjour,je m'appelle Yaroslava, nous sommes Ukrainiens. Voici mon mari Andrei, voicinotre fils David. Nous vivons à Brest depuis 9 ans.

Yaroslava, maman de David,2 ans et 4 mois

  • David,il a tous les jours 3 langues, c'est français, russe et ukrainien.

Isabelle et Michel, parents de Marilou(10 ans) et Gwenole (8 ans)

  • Je pense qu'inconsciemment je prépare ce bébé qui est dans mon ventre au bilinguisme parce que j'ai l'occasion de parler breton avec les enfants.

Marie-Françoise, maman de Yann (3 ans)

  • Je lui parle donc bien, le français et puis le breton bien au quotidien en fait.

Yaroslava, maman de David,2 ans et 4 mois

  • Evidemment, il entendait cette langue là avec moi dans le ventre, il dansait un peu, il chantaitaussi du coup, il entendait tout le temps cette langue là, le russe etl'ukrainien. Et je lui parlais bien sûr, je lui parlais à ces deux langues là.

Isabelle et Michel, parents de Marilou(10 ans) et Gwenole (8 ans)

  • le temps avant que ma grand-mère décède, elle m'a expliqué quelque chose, moi elle m'a raconté quelque chose que j'ai pas compris et ça m'a un petit peu embêtée et j'envisageais pas en fait de continuer comme ça sans comprendre le breton donc c'était indispensable de l'apprendre et puis bien finalement c'est devenu indispensable aussi de le transmettre quoi.

Yaroslava, maman de David,2 ans et 4 mois

  • Pour plus tard,pour David aussi c'est important de garder dans quel... d'où il vient, d'où ilsviennent ses parents, la culture

Marie-Françoise, maman de Yann (3 ans)

  • moi,j'ai tout de suite dit à mes parents quand j'ai eu mon petit enfant bien que detoute façon je lui parlerai en breton et que je voulais que eux justement lui transmettentcette culture qu'ils ont eux.

Isabelle et Michel, parents de Marilou(10 ans) et Gwenole (8 ans)

  • j'ai voulu transmettre cette partie de moi à mes enfants, c'est-à-dire leur parler en breton.

Marie-Françoise, maman de Yann (3 ans)

  • Apart des documents, des conférences et tout ça, j'ai vu l'intérêt que c'étaitpour un enfant d'entendre parler deux langues et surtout dès le plus jeune âgeen fait. Et donc c'est pour ça que je me suis dit bien avec mon petit garçoncomme il n'y a pas un moment où on dit faut commencer et bien le plus naturelétait de le faire tout de suite et donc moi, dès tout petit, bien j'ai tout desuite commencer à parler breton bien sûr beaucoup au début par des chansons,des petits jeux, des petites choses comme ça. Et maintenant, comme il est unpetit peu à l'âge des acquisitions comme les chiffres où les couleurs, en faitbien petit à petit je fais, je le fais aussi en breton, en fait en françaisnaturellement, mais en breton aussi naturellement en fait. C'est ludique etpuis voilà c'est tout, c'est quelque chose, pour moi je pense que c'est quelquechose en plus que l'on peut proposer à son enfant en fait, on l'éveille àquelque chose, on l'ouvre à quelque chose supplémentaire en fait. Et c'est trèsimportant que ce soit fait dès tout petit et avant l'école et tout ça puisque c'estl'âge où ils retiennent tout et ça leur est très naturel et très facile poureux.

Yaroslava, maman de David,2 ans et 4 mois

  • je pense que pour David c'est assez facile et en fait ça vient naturellement. Onne lui impose pas quelque chose de dire ou bien de dire aujourd'hui on parleque français et demain on parlera russe ou ukrainien. Ca vient naturellementcomme on joue, il va me dire canard, je lui dis outka en russe ou il me ditoutka et je lui dis canard et en fait c'est naturellement que ça se passe.

Isabelle et Michel, parents de Marilou(10 ans) et Gwenole (8 ans)

  • moi je pense qu'au départ l'enfant est capable d'ingérer, au moins il a lacapacité, il a la faculté d'assimiler, de tout avaler, alors il faut tout luidonner et je dirai qu'il faut lui donner tout tant qu'il peut... tant que celaest possible quoi. Et justement ici on a les moyens, on a des écoles bilingues,des écoles Diwan, on a des structures qui accueillent des enfants donc qui leurpermettent de parler breton, d'écouter le breton.

Marie-Françoise, maman de Yann (3 ans)

  • sinon il y a la possibilité aussi d'inscrire son enfant dans une crèche bilingue etc'est vrai que moi je travaille donc en crèche à Plouguerneau et je parlequotidiennement et je parle que breton avec les enfants toute la journée enfait.

Valérie et Marc, parents deTom (6 mois)

  • Alors de nos motivations quoi en tout cas d'inscrire Tom à la crèche était lapratique de la langue bretonne que nos parents parle couramment et pour fairedonc un lien avec le passé entre guillemets et pour le futur pour l'acquisitiond'autres langues, on pense qu'il aura des facilités en commençant le plus tôtpossible. Pour l'apprentissage d'une langue quelle qu'elle soit, des structuresgrammaticales, déjà entendre autre chose que le français, ce sera toujours unplus.
  • l eproblème c'est que des gens comme nous qui avons appris tard une deuxième langue, on est figé dans cette structure de grammaire française avec lesujet, verbe, complément et du coup on n'a pas ... on pense français quandon parle d'autres langues. L'avantage d'apprendre de façon précoce une deuxièmelangue ça permet de ne pas être figé dans une structure.

Philippe et Caroline, parents de Erine (8ans) et Noa (5 ans)

  • On se rend compte que les deux enfants sont, du fait d'avoir déjà ce bilinguismeprécoce au départ, on se rend compte actuellement qu'elles ont une facilitéassez importante à assimiler des langues.
  • ça veut dire que quand elles vont commencer à compter toutes les deux en français,ça va se transformer au milieu en breton, ça va continuer en anglais et ça vafinir en espagnol quoi, donc quelque fois c'est assez rigolo de voir bien lemélange et puis la suite parce qu'ils savent très bien où... il ne va pas y avoirde chiffres qui vont être répétés non plus donc c'est qu'ils savent mixer lesquatre facilement.
  • pour eux, y'a pas de français, y'a  pas de breton, y'a pas d'anglais, y'a pas d'espagnol, c'est toutes les langues, bien c'est une façon de parler, c'est un langage voilà et le langage bien on va citéquelque chose d'une certaine façon, citer une autre chose d'une autre façonmais eux ça ne les dérange pas, eux ils ont déjà compris le système.

Marie-Françoise, maman de Yann (3 ans)

  • Donc c'est vrai que nous en crèche nous offrons plus du coup pour les enfants parceque bien tout ce qui se fait en français naturellement dans une crèche se faitmais moi je le fais en breton. Donc bien il y a les histoires seront ... enfinj'ai des livres en breton, les chansons seront en breton donc l'enfantautomatiquement et bien connaîtra la chanson en français et en breton,l'histoire en français et en breton.
  • toutes ces langues là, elles ont différentes sonorités et comme le russe, l'ukrainien,c'est comme différents instruments de musique. Quand vous prenez un violon ouun piano c'est différents sons, le russe, l'ukrainien, le français c'estdifférent, les sons sont tellement différents et en fait c'est ça qui faitl'oreille d'enfant et c'est pareil au niveau du breton, il y a tellement delettres, des sons qui n'existe pas dans le français par exemple et c'est ça quiest bien et qui fait travailler pas que le cerveau, mais l'oreille aussi.

Isabelle et Michel, parents de Marilou(10 ans) et Gwenole (8 ans)

  • au niveau justement des arts, ça va leur don ner plus de facilité sur certaines choses.Bien, on sait que Marilou a une certaine capacité à apprendre des partitions demusique puisqu'elle joue de la bombarde et on pense qu'il y a une relation àtout ça quoi. Le bilinguisme, la musique, les sonorités, on pense que tout çaen fait c'est lié.

Yaroslava, maman de David,2 ans et 4 mois

  • aujour d'hui c'est très important de parler plusieurs langues parce que notre société a faitun déplacement géographique important, ça veut dire qu'on change de pays, onpasse pour le travail, on rencontre tellement de personnes d'autres pays.

Marie-Françoise, maman de Yann (3 ans)

  • quand on dit au gens que justement le bienfait que c'est pour un enfant que de pouvoir entendredeux langues et ici dans notre pays et bien dans notre région, c'est évidentque c'est le breton la deuxième langue et bien quand on leur montre l'intérêt, quandon leur démontre l'intérêt et tout ce que ça peut apporter à l'enfant et bienen fait les gens disent et bien pourquoi pas, c'est vrai, pourquoi pas ?

Yaroslava, maman de David,2 ans et 4 mois

  • On a pensé aussi lui apprendre le breton parce que ça nous intéresse beaucoup de lui apprendre cettelangue là surtout qu'on vit ici en Bretagne et c'est une histoire vivante, lalangue bretonne. On est là, on est au présent et je pense que c'est importantque il a un tout petit ce niveau breton aussi et la culture bretonne aussi poursavoir qu'est ce qu'il c'est passé, un tout petit peu l'histoire et ça nousintéresserait de lui apprendre encore la langue bretonne.

Isabelle et Michel, parents de Marilou(10 ans) et Gwenole (8 ans)

  • Nous on parle facilement français
  • Comme on parle facilement breton,
  • Il n'y a pas d'interdit et ..
  • Et la liberté de s'exprimer surtout, voilà
  • Voilà, c'est ça
  • La liberté de parler

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Docu sur le gallo : De Guenuche à Guernaille

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