Marion Heussaff – 24 ans – Douarnenez (29) – En recherche d’emploi
Etre jeune, c’est préparer son avenir, profiter de la vie avant d’avoir des responsabilités.
Aurélien Méril – 25 ans – Rennes (35) – En recherche d’emploi
Ca va être comment on va construire notre vie, c'est-à-dire si on veut avoir femme, enfants.
Romain Haillard – 18 ans – Plougonvelin (29) – Lycéen
Je pense que c’est tester les choses, c’est un peu justement peut être faire des conneries justement pour mieux apprendre à ne plus les recommencer plus tard.
Maud André – 29 ans – Vannes (56) – Jeune active
Alors on est jeune donc on a le temps, on a encore le temps de voyager par exemple mais on n’a pas forcément les moyens.
Corentin Jégou – 17 ans – Rennes (35) – Lycéen
Etre libre, ne pas avoir forcément ses parents sur le dos mais bon un peu quand même.
Maud Le Noach – 22 ans – La Mézière (35) – Jeune active
Avoir ouais, toujours être dans ses études ou avoir plus ou moins fini ou en transition, faire la fête.
Julie Breger – 21 ans – Vannes (56) - Etudiante
Pour moi être jeune, c’est être quelqu’un de dynamique, qui a des rêves, des envies, des ambitions pour ensuite essayer de les développer plus tard.
Metig Jakez-Vargas – 18 ans – Carhaix (29) – Etudiante
Pour moi être jeune signifie avoir plus de liberté que les adultes du fait que nous avons plus de temps pour découvrir de nouvelles choses et pouvoir prendre de nouvelles voies si nécessaire.
ORIENTATION, FORMATION
Thibaut Cherdo – 20 ans – Morieux (22) – Apprenti
Avec les conseillers d’orientation on avait du mal. Ils essayent de te caser. Ils te demandent ce que tu aimes faire et au final ils te casent dans des trucs pas forcément les bonnes choses moi ce que j’ai trouvé. Ils préviennent au dernier moment sur les choses que tu aurais pu faire avant. Ils ne prennent pas assez le temps je trouve. Faut tout le temps avoir le bac, le bac, le bac et en même temps c’est un effet des parents qui disent : il faut faire des études supérieures et au final, maintenant qu’est ce que je vais faire, je suis à la fac.
Corentin Jégou – 17 ans – Rennes (35) – Lycéen
Au niveau de l’encadrement, c’est pas forcément facile, c’est demandé assez tôt à une personne qui ne sait pas. On ne l’accompagne pas forcément très bien puis après il y a les personnes qui nous aident au lycée, les conseillers d’orientation. Bon après j’ai pris quelques rendez-vous avec elles mais ça n’a pas forcément apporté plus de solutions que je pouvais espérer. Je pense que ce n’est pas trop mal mais ce n’est pas non plus idéal on va dire. Je pense qu’on peut faire mieux parce qu’il y a beaucoup de personnes que ce soit moi, ou d’autres personnes de ma classe que je connais et qui ne savaient pas ce qu’ils allaient faire avant de remplir au dernier moment leur choix d’orientation.
Josephine Mac Evoy – 22 ans – Arzal (56) – En contrat de professionnalisation
Quand je suis arrivé en France, on m’a un petit peu incité à aller dans la voie professionnelle car pour être car pour être certain je n’avais pas les capacités car je ne parlais pas, je parlais bien français mais c’est plutôt à l’application à l’écrit que j’avais un petit peu de souci. Maintenant donc j’ai traversé la voie professionnelle et j’ai pris un an pour réfléchir et ça m’a permis d’accéder plus facilement aujourd’hui à ce que je veux faire car j’ai eu de l’expérience. Donc au final ça a été vraiment un atout de passer par la voie professionnelle.
Laure Lecomte – 22 ans – Merdrignac (22) – Etudiante
Oui, mon parcours est très dur parce que déjà je ne trouve pas de stages, donc ça c’est un gros problème de cette ville là et peut être de la région, j’en sais rien mais c’est vrai que j’ai fait au moins je ne sais pas trente demandes de stage qui sont tout le temps négatives. Pourtant ce métier là il est connu. Il y a énormément de structures qui peuvent accueillir des stagiaires et là-dessus c’est vrai forcément ça joue sur l’idée que je fais de l’idée de ne peut être pas continuer la formation parce que c’est vraiment un frein puisque le stage est obligatoire et que moi si j’en ai pas je ne peux pas valider.
Erwan Lavanant – 19 ans – Lannilis (29) - Etudiant
Ca a été plutôt compliqué vu que je suis dyslexique du coup j’ai eu pas mal de problèmes pour poursuivre mon cursus. On a dû un peu forcer pour poursuivre mes études mais je suis plutôt content de moi parce qu’il n’y a pas beaucoup de personnes qui arrive là où je suis arrivé surtout avec un handicap et puis je trouve que c’est déjà pas mal là où je suis arrivé, j’espère poursuivre.
LOGEMENT, EMPLOI
Tifenn Charles-Blin – 25 ans – Saint Brieuc (22) – Jeune active
J’ai eu la chance d’avoir accès à un logement en cité universitaire mais je connais autour de moi des gens qui ont eu de grosses difficultés à trouver un logement du fait justement du manque d’argent, qui ont dû parfois travailler à côté et donc du coup qui ont eu un job qui a empiété sur leurs études et qui parfois à mené à un échec scolaire donc oui je pense que c’est un réel problème.
Laure Lecomte – 22 ans – Merdrignac (22) – Etudiante
Et puis c’est vrai que au niveau des cautions etc … il faut quand même toujours avoir quelqu’un derrière soi parce que même moi qui suis salariée j’ai dû demander une caution solidaire à mes parents parce qu’on ne voulait pas me louer l’appartement à moi toute seule en fait.
Jean-Christophe Thirion – 24 ans – Guimiliau (29) – Jeune actif
J’ai mis un an avant de trouver un travail déjà et ce travail c’est un nouveau dispositif qui n’est pas très bien payé en plus mais bon et comme je n’ai pas de CDI et il faut un CDI pour avoir en plus un logement. Effectivement, j’ai eu moi des difficultés pour trouver le logement par contre comme ma compagne elle a un CDI, on a pu trouver un appartement à deux. Donc tout repose sur elle en fait sur son CDI.
Emilien Nohaïc – 24 ans – Elliant (29) – Etudiant
Les jeunes ont par définition moins d’expérience étant plus jeunes et il y a maintenant ce qui est initialement demandé pour la recherche d’un emploi, c’est d’avoir de l’expérience et des diplômes mais pas trop de diplômes non plus parce que sinon on est trop qualifié en fait. Par exemple moi je cherchais aussi du travail dans la traduction et toutes les entreprises que j’ai pu contacter même sur internet ou autres demandaient un minimum de 5 ans d’expérience. Je ne vois pas si je n’ai pas commencé comment je peux acquérir ne serais-ce que une année ou deux années d’expérience. C’est vrai que ça ne joue pas en notre faveur.
Masmoud Dine – 28 ans – Rennes (35) – Jeune actif
La problématique qui revient pour moi aujourd’hui qui est à la base de tout c’est la difficulté des jeunes à trouver un premier emploi, un premier logement, et à s’intégrer réellement dans la vie professionnelle et dans la vie sociale parce que je pense que sans emploi on n’existe pratiquement pas aujourd’hui. C’est quand même assez dommage.
PARTIR ?
Maud Le Noach – 22 ans – La Mézière (35) – Jeune active
Moi je sais que je me sens très bien ici mais comme tous les jeunes envie de bouger un petit peu quand même, voir d’autres choses. J’ai pas mal d’ami(es) qui sont partis en Erasmus à l’étranger un peu donc pourquoi pas partir mais pour mieux revenir ici. Oui j’aimerai bien oui plus tard vivre toujours en Bretagne.
Tifenn Charles-Blin – 25 ans – Saint Brieuc (22) – Jeune active
J’ai pas mal voyagé cette année. J’ai voyagé en Europe. J’ai fait une partie de ma scolarité en Allemagne et autant j’étais très contente de partir. J’ai même parfois détesté ma région alors pour le climat, pour le calme parfois de Saint-Brieuc bon ça c’est spécifique aussi à Saint-Brieuc et à chaque fois j’avais envie d’y revenir et j’y étais vraiment attachée et sans pouvoir toujours l’expliquer. Bon après, il y a l’attachement familial, j’ai un passif parce que je suis aussi née à Paimpol. Il y a une histoire derrière ça mais en même temps il y avais une espèce de … comme si j’étais aimantée par la région.
Corentin Poilbout – 22 ans – Saint-Brieuc (22) – Etudiant
Je ferais tout pour rester en Bretagne après si pour une raison X ou Y, je suis obligé de partir ailleurs qu’en Bretagne, j’essaierai de m’adapter mais je ferais mon maximum pour pouvoir resté en Bretagne et si je dois partir, pour revenir le plus vite possible.
NOUVELLES TECHNOLOGIES, NOUVEAUX USAGES
Julie Breger – 21 ans – Vannes (56) - Etudiante
Bien comme on est un peu notre génération née avec un ordinateur dans les mains c’est vrai qu’on est souvent rendu sur internet. C’est un peu la première chose qui nous vient à l’esprit quand on doit aller faire des recherches etc … mais on est de plus en plus amené à travailler avec un ordinateur donc je sais que on est vachement proche d’internet, de tous les réseaux sociaux etc…
Aurélien Méril – 25 ans – Rennes (35) – En recherche d’emploi
Ca prend quand même une place importante dans la vie. Faut s’en rendre compte quand même surtout quand on cherche un travail c’est très pratique et c’est plus pratique que de feuilleter le Ouest-France où autres journaux.
Anne-Mélody Robert – 23 ans – Rennes (35) – En contrat de professionnalisation
Oui, je suis souvent connectée à internet, j’ai un smart phone. Dès que j’ai quelque chose dès que je me pose une question, je fais une recherche ou autres bien je vais sur internet et c’est vrai que bien aujourd’hui je ne pourrai pas m’en passer, quoi. Pour moi, c’est mon dictionnaire, c’est mon nouveau dictionnaire internet quoi. Google est mon ami.
Josephine Mac Evoy – 22 ans – Arzal (56) – En contrat de professionnalisation
Chez moi, j’utilise beaucoup Facebook. Voilà je pense que tout le monde aujourd’hui c’est vraiment le lieu où se retrouver même après le travail où après les cours. Voilà, on voit ce que les gens ont fait dans leur journée. On peut même communiquer en direct. C’est vraiment … Dans mon petit chez moi, c’est vrai que la première chose que je fais en arrivant, c’est d’allumer l’ordinateur et de me mettre sur Facebook.
Corentin Poilbout – 22 ans – Saint-Brieuc (22) – Etudiant
Je ne vois pas l’intérêt d’utiliser les médias sociaux si c’est pour rester juste derrière son ordinateur dans sa virtualité alors que je pense qu’au contraire ça peut être une chance mais à condition de l’utiliser justement pour approfondir et développer sa vie sociale et pas resté chez soi derrière son ordinateur.
Masmoud Dine – 28 ans – Rennes (35) – Jeune actif
Derrière internet, on devient tous des amis mais dans la vraie vie on a du mal à se parler. Pour moi, c’est pas ça. Je ne veux pas rentrer dedans tout simplement. J’essaie toujours de rencontrer des gens comme ça, en participant à des réunions, en participant à des trucs dans le cadre associatif. Et c’est nettement mieux, c’est plus vrai. C’est plus vrai, je pense, c’est plus authentique comme relation que d’avoir 500 amis sur Facebook. Dix ami(es) ça me suffit largement moi.
Julie Breger – 21 ans – Vannes (56) - Etudiante
Même s’il y a des jeunes qui sont vraiment très jeunes qui en abusent, je pense qu’il y a un peu une diabolisation des réseaux sociaux faite par les adultes que je ne trouve pas forcément compréhensible quoi mais bon je … bon je les comprends aussi. C’est une autre génération, ils fonctionnaient différemment.
ALCOOL, DROGUES
Josephine Mac Evoy – 22 ans – Arzal (56) – En contrat de professionnalisation
Euh aujourd’hui comment dire ? A part les études, voilà le week-end c’est je pense fête, alcool voire drogues chez les jeunes aujourd’hui. Donc voilà, je pense que ça occupe une grosse place.
Corentin Jégou – 17 ans – Rennes (35) – Lycéen
C’est vraiment vrai, le jeune est quand même associé à l’alcool et aux drogues. Mais, il n’y a pas que le jeune. Faut arrêter le cliché aussi, il y a pas mal d’adultes qui sont … qui aiment bien boire de l’alcool ou qui aiment bien fumer, après…
Tifenn Charles-Blin – 25 ans – Saint Brieuc (22) – Jeune active
C’est un catalyseur en fait l’alcool. Je pense que ça permet de canaliser les inquiétudes. Moi je pense que les étudiants surtout, ceux que j’ai connus étaient particulièrement inquiets voir même parfois angoissés par l’avenir, par leur devenir et ce sur quoi leurs études allaient déboucher.
Anne-Mélody Robert – 23 ans – Rennes (35) – En contrat de professionnalisation
Moi, ça me fait peur parce qu’aujourd’hui ça devient une mode et la Bretagne est assez réputée pour ça et on en joue, enfin les jeunes en jouent vachement et enfin je sais que quand on part en vacances ou autres, oui on est bretons on tient bien l’alcool et tout. Ils sont assez fiers de ça et pour moi c’est pas une fierté de pouvoir dire ça.
ETRE BRETON
Aurélien Méril – 25 ans – Rennes (35) – En recherche d’emploi
Je suis allé dans plusieurs villes, je suis allé en Angleterre, en Irlande, je suis allé à Prague, à Rome et à chaque fois quand je disais : je suis breton, ils savent où situer la Bretagne et ils en ont déjà entendu parler.
Julie Breger – 21 ans – Vannes (56) - Etudiante
Je pense qu’en Bretagne on a une identité culturelle forte. Souvent on est fier de dire qu’on est breton, quand on voyage, qu’on rencontre des français directement on leur dit qu’on est breton parce qu’on est fier de ça et ça je trouve ça vraiment agréable quoi. Après il y a sans doute des gens qui ne sont pas fiers d’être bretons mais moi je trouve ça assez sympathique l’image qu’on peut avoir à travers la France où à travers le monde.
Josephine Mac Evoy – 22 ans – Arzal (56) – En contrat de professionnalisation
Ce qui me plait en Bretagne, je reviendrai toujours à cette expression d’être entre terre et mer. J’adore le fait que … bien moi dans mon cas là où j’habite, j’ai la campagne et à 10 minutes j’ai la mer et c’est vraiment deux choses différentes.
Metig Jakez-Vargas – 18 ans – Carhaix (29) – Etudiante
A mon avis, ce qui me plait le plus en Bretagne, ce sont les bretons et l’atmosphère qu’il y a ici. Il n’y a pas le même esprit en Bretagne qu’ailleurs. Ce qui me plait évidemment c’est agir en Bretagne.
Masmoud Dine – 28 ans – Rennes (35) – Jeune actif
Pour moi qui suis Béninois, je suis fier d’être breton, allez y savoir pourquoi. Non je pense que après c’est communicatif, quand vous avez … quand quelqu’un a de l’assurance, il communique cette assurance et quand je suis arrivé en Bretagne j’ai eu pas mal d’amis qui sont vraiment nés en Bretagne et qui sont typiquement bretons. Ils ont cette fierté d’être bretons que finalement c’est bizarre, le béninois aussi ce dit je suis breton. Donc je ne sais pas, les bretons sont fiers d’être bretons c’est ça, ça ça changera pas.


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