La Bretagne, terre de contraste
Large bras de granit dont la pointe en trident se dresse entre la Manche et l’Atlantique… Avec la Bretagne s’achève l’Europe occidentale. De ses falaises escarpées à ses forêts épaisses en passant par ses landes sauvages et ses villes marquées par les traditions, la diversité de son territoire fait la richesse de la région.
Michel Ogier
Erich Spiegelhalter -Crtb
Entre terre et mer, Armor et Argoat
Façonnée au fil du temps par les hommes et par les flots, la Bretagne a malgré tout conservé la même physiologie. Le granit, sa matière première, imprime l'identité bretonne sur les falaises escarpées et les massifs rocheux. Des paysages à l'état brut sillonnés par 30 000 km de rivières et cours d'eau.
La principale originalité de la région ? Son caractère maritime (2730 km de côtes qui représentent un tiers du littoral français, aucune commune à plus de 80 km de la mer) et des paysages caractéristiques d'une région à la fois maritime et terrestre : dunes et falaises, landes et tourbières, forêts. La Bretagne s'étend sur 27 209 km2 ce qui représente 5% du territoire national.
Douceur du climat
La Bretagne bénéficie d'une douceur de vie exceptionnelle. Une faible amplitude thermique, un taux d'ensoleillement supérieur à celui de la région parisienne, des pluies fréquentes mais peu abondantes, la fameuse clémence du climat breton est toutefois dynamisée par des vents fréquents, parfois même violents en hiver.
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Michel OGIER
Une région, des territoires
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3 millions de Bretons : une envolée démographique
Avec en moyenne 25 000 habitants supplémentaires par an depuis 2000, la population bretonne ne cesse d'augmenter. En 2008, la Bretagne se plaçait au 7e rang des régions françaises avec 3 103 000 habitants. L'Insee prévoit que cet accroissement se poursuive, si bien qu'à l'horizon 2030, la région pourrait compter entre 3,7 et 3,8 millions de résidents. Une augmentation essentiellement liée aux migrations d'actifs de plus de 30 ans et de retraités.
Cette envolée démographique s'accompagne d'une forte hausse du nombre de mariages et de naissances. Avec 37 800 nouveau-nés en 2006, la Bretagne a atteint son plus haut niveau de natalité depuis 25 ans.
À la ville et en campagne
La population bretonne est répartie de manière plus homogène qu'au niveau national : 71,5 % des Bretons résident dans les villes et leur périphérie (la moyenne française est de 82 %). La plupart habite dans des communes de 1000 à 5000 habitants. La densité de population est équivalente à la moyenne nationale (114 habitants au km2) mais le territoire breton est original par son absence de zone très faiblement peuplée.
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