Une Bretagne à grande vitesse avec la LGV
« Le » grand projet d’aménagement régional pour les transports ? La construction d’une Bretagne à grande vitesse, à la pointe Ouest de l’Europe. Un projet bâti autour de la Ligne à grande vitesse (LGV) et de la modernisation des lignes Rennes-Brest et Rennes-Quimper. La Région est mobilisée avec toutes les collectivités bretonnes pour que les gains de temps de la future LGV bénéficient à toute la Bretagne à l’horizon 2016.
Michel Henri
Un véritable plan ferroviaire breton
La réalisation de la Ligne à grande vitesse (LGV) jusqu'à Rennes s'inscrit dans un « plan ferroviaire breton ». Objectif de ce plan :
- prolonger l' « effet d'accélération » LGV partout en Bretagne et jusqu'à la pointe du Finistère en jouant la multimodalité des transports : modernisation des voies Rennes-Brest et Rennes-Quimper pour accroître le gain de temps, aménagement de dix gares TGV pôles d'échanges multimodaux et désaturation de la gare de Rennes (point nodal ferroviaire de la Bretagne), complémentarité avec un réseau routier modernisé (axe central Est-Ouest avec la fameuse RN 164 et Nord-Sud avec les axes Saint-Brieuc-Lorient et Saint-Brieuc-Vannes via Loudéac et Pontivy)... ;
- accompagner le développement des agglomérations bretonnes ;
- moderniser les lignes du maillage régional.
Une meilleure offre Bretagne-Paris
Le projet BGV, c'est Rennes à 1h24 de Paris, Brest
et Quimper à moins de 3h de Paris (contre les 4h20 actuelles) de Paris, Rennes
à 1h45 de Brest ou Quimper. C'est aussi deux allers-retours supplémentaires
Brest-Paris dont un sans arrêt à Rennes et deux allers-retours supplémentaires
Quimper-Paris. Favoriser la diffusion des effets de la grande vitesse sur tout
le territoire : un défi à relever pour une action combinée sur le TGV et
le TER.
Le chantier « ligne à grande vitesse (LGV) »
La future ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire entre Le Mans (Conneré) et Rennes prolongera la LGV actuelle entre Paris et le Mans de 182 km pour un gain de temps de 37 minutes : les TGV y circuleront à une vitesse comprise entre 300 et 320 km/heure. Après la déclaration d'utilité publique fin 2007 de la LGV dans son tracé définitif, l'année 2008 a été consacrée aux études, à la poursuite des acquisitions foncières (90 % réalisées grâce au préfinancement de la Région) et au partenariat financier entre l'État, Réseau ferré de France et les collectivités. En 2010, la société qui construira la LGV a été choisie (Eiffage). En 2011, les travaux sur la LGV Le Mans / Rennes démarreront et ceux sur les lignes Rennes/Brest et Rennes/Quimper se poursuivront.
Modernisation sur Rennes-Brest et Rennes-Quimper
Pour tendre vers un « parcours cible » de 3h entre Paris et la pointe bretonne, la Région participe aux investissements nécessaires : moderniser les voies Rennes-Brest et Rennes-Quimper afin de permettre le passage du TGV et du TER à des vitesses de 200 km/h voire 220 km/h, aménager la gare de Rennes et les dix gares TGV bretonnes pôles d'échange multimodaux (pour augmenter leur capacité de fréquentation), mettre en service des rames TGV plus rapides. Cette modernisation avance au rythme prévu.
Un financement solidaire des collectivités bretonnes
Le financement de la LGV (3.4 milliards d'euros) sera assuré par Réseau Ferré de France (RFF), l'État et les collectivités de Bretagne et Pays de la Loire. La Région Bretagne a mobilisé l'ensemble des collectivités bretonnes (Région, 4 Départements, agglomération de Rennes et pays de Saint-Malo) sur la recherche d'un financement commun : elles financeront ensemble 1,1 milliard d'euros (896 millions d'euros pour la LGV et 214,4 millions d'euros pour en prolonger l'effet d'accélération en modernisant voies et gares), la Région Bretagne apportant 58 % de cette part. L'État, RFF et les régions Bretagne et Pays de la Loire ont signé en juillet 2008 un protocole de financement commun (34 % minimum pour RFF, 33 % pour l'État et 33 % pour les collectivités bretonnes à parité).
Un calendrier serré à tenir
- Déclaration d'utilité publique de la LGV en octobre 2007 ;
- Fin des études et poursuite des acquisitions foncières de 2008 à 2010 ;
- Début des travaux en 2011 ;
- Mise en service en 2016.



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